9h
À peine garé sur le parking visiteur, couvert de panneaux solaires, je me rends déjà compte des efforts fournis par Würth France en faveur de la transition énergétique. Je traverse l’esplanade et rejoins l’entrée du siège, un long bâtiment blanc, presque entièrement vitré, inauguré en 1997. Une fois à l’accueil, je m’enregistre et Laurie Bequet, cheffe de projet communication chez Würth France, forte de près de 18 ans d’expérience dans la société, m’accueille. D’emblée, un point sur l’historique de l’entreprise s’impose. Würth a été fondée en 1945 à Künzelsau (Allemagne) par Adolf Würth. La société était alors spécialisée dans le commerce de gros de vis et écrous. En 1954, à 45 ans, Adolf Würth meurt subitement. Son fils, Reinhold, alors âgé de 19 ans, fait preuve d’esprit d’entreprise et reprend l’affaire avec sa mère, Alma. Au fil des décennies, l’entreprise ne cesse de se développer : ouvertures de filiales étrangères, innovations, recrutements, ouvertures, déménagements… En 2006, Bettina, la fille de Reinhold, reprend le flambeau. Depuis, ses neveux ont perpétué cette tradition familiale. Benjamin, l’aîné, est l’actuel président du conseil de surveillance, tandis que Sebastian, le cadet, occupe le poste de président du conseil consultatif. Quant à Würth France, la filiale a vu le jour en 1967, sous l’égide de Jean-Paul Meyer, son premier dirigeant. Près de 60 ans plus tard, la branche française de Würth est une des premières filiales du groupe.

10h
Laurie me confie à Philippe Zimmerer, directeur des services généraux, mais aussi adjoint d’Anouk Golly, l’actuelle présidente du directoire de Würth France. Fort de 35 ans d’ancienneté, Philippe est « un véritable produit Würth », comme il aime le souligner :
« J’ai rejoint l’entreprise en 1992 en tant que commercial. J’ai évolué, je suis devenu formateur, puis responsable de la formation, avant d’atteindre mon poste actuel », explique-t-il. Après s’être présenté, Philippe m’expose un bilan chiffré de Würth : « En 2025, le groupe Würth représentait 20,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il réunit 400 sociétés, compte 86 000 collaborateurs répartis dans 80 pays et sert près de 3 millions de clients professionnels. En France, Würth compte 3 000 collaborateurs dédiés à la vente et 260 000 clients professionnels », détaille le directeur des services généraux. Devenu un leader sur le marché des consommables, Würth se démarque par son omnicanalité :
« Dans la vente, certains se contentent d’avoir un e-shop, mais aucun magasin physique. Pour notre part, nos 100 000 références peuvent être achetées dans plus de 245 magasins répartis sur tout le territoire français, sur un site de vente en ligne et une plateforme de télévente, mais aussi vendues par 2 000 conseillers commerciaux. Ainsi, l’expérience de nos clients est omnicanale ».

11h30
Nous prenons la direction du centre de formation Würth, situé de l’autre côté du parking : « Notre plus belle entreprise, c’est d’accompagner la vôtre. C’est notre motto. Cette phrase fonctionne pour nos clients, mais aussi pour nos collaborateurs. Nous voulons les accompagner à grandir. Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est réel. Pour leur permettre d’évoluer dans l’entreprise, nous avons investi dans les outils de formation, et notamment dans ce centre », souligne Philippe Zimmerer. Ce bâtiment flambant neuf, installé dans les anciens locaux du transporteur Fuchs, dispose d’un centre de formation interne, dédié aux collaborateurs – nouveaux arrivants ou non -, mais aussi d’un externe, pour nos clients : « 150 à 300 personnes y sont formées chaque année ».

13h
Après une pause repas bien méritée passée au sein du restaurant d’entreprise, Laurie Bequet me mène au bâtiment logistique, situé de l’autre côté de la rue. Plus de 75 millions d’euros y ont été investis, pour moderniser la plateforme, pour pérenniser des emplois à Erstein et pour être en capacité de livrer plus vite. Son extension a été inaugurée en février 2025. Sébastien Bach, responsable technique logistique, m’accueille. Notre visite démarre à la station de déballage et se poursuit dans l’ensemble de l’entrepôt : « 11 000 colis sont préparés chaque jour, soit 600 à 800 tonnes de références traitées chaque semaine », indique Sébastien. Nous nous rendons au stockage : « Cette salle immense, entièrement automatisée, est réglée à 12,4 % d’oxygène. C’est une barrière anti-incendie efficace. Le stockage est composé de six allées. Chacune dispose de 54 navettes automatiques. 3 700 bacs peuvent être traités chaque heure ». Avant d’être scellé et expédié, chaque colis est rempli manuellement par un opérateur sur une des onze stations de picking.

15h30
La visite touche à sa fin. Laurie me raccompagne à l’accueil, où je laisse mes équipements de protection individuels avant de quitter les lieux.




