lundi 8 juin 2026
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Céline Rueher – Rêves de Miss

La Mulhousienne de 27 ans est devenue déléguée régionale de Miss Alsace, la plus jeune de France. Cheffe d’entreprise dans la communication et les réseaux sociaux, elle connaît bien l’univers des médias et se réjouit d’organiser la première élection de ce nouveau cycle, le sien. Son rêve ultime est de revenir en Alsace avec une couronne qui fuit la région depuis 2012 et l’élection de Delphine Wespiser. Samedi prochain, une nouvelle page de l’histoire de Miss Alsace s’ouvrira. Rencontre avec une jeune femme pressée.

Vous n’avez pas fait d’études, vous avez commencé à travailler à 20 ans, c’était un choix ?

Oui, j’ai même fait ma terminale générale à distance, car j’avais déjà des projets. Puis je suis partie seule six mois en Corse, et en rentrant je savais que je voulais entreprendre ; j’ai ouvert ma boîte en 2019, et depuis, grâce aux réseaux et aux opportunités, j’ai réussi à faire de ma vie ce que je voulais.

Vous dirigez CR Studio, que faites-vous exactement ?

C’est une agence de communication et d’évènementiel. J’aide les entreprises à gérer leurs réseaux sociaux et j’organise des évènements comme des mariages ou des évènements professionnels. Mon créneau en Alsace, ce sont les défilés de mode. J’adore entreprendre, j’adore gérer, je n’ai jamais voulu être salariée, j’ai voulu construire mes projets à moi.

Et sur les réseaux, je vois que vous faites beaucoup de sport…

Oui, beaucoup de CrossFit, un mélange de pas mal de sports ; c’est du cardio, de la force, de la coordination. Cette passion est née il y a quatre ans, elle me prend deux heures par jour, c’est indispensable, c’est comme le travail, j’ai besoin de ça pour fonctionner mentalement. C’est mon équilibre.

Vous êtes très occupée. Si vous êtes devenue déléguée régionale Miss Alsace, ce n’est pas un hasard. Depuis sept ans, vous faites partie de la délégation.

Oui, j’ai commencé en 2020 avec Catherine Martinez, j’étais son bras droit au moment où j’ouvrais ma boîte, mais comme c’était mon rêve de travailler dans l’univers des Miss, j’ai accepté. Elle m’a fait confiance pendant deux ans avant que l’organisation passe au Royal Palace avec Sylvie Zimmermann avec qui j’ai aussi travaillé. Je ne l’ai jamais caché, j’ai toujours voulu devenir déléguée régionale. C’est un rêve qui se concrétise. J’ai fait des défilés quand j’avais 14/15 ans, j’ai même gagné Miss jeunesse Alsace et Miss jeunesse France, mais je n’ai jamais rêvé d’être Miss. C’était le bon moment, je suis très contente, j’ai beaucoup travaillé pour être là où je suis.

Qui vous a choisie ?

Frédéric Gilbert, le Président de la société Miss France. Il y avait plusieurs dossiers, de gros dossiers face à moi.

Et lorsque vous avez appris la nouvelle qu’avez-vous ressenti ?

C’était plein d’émotions, mais je crois que même aujourd’hui je ne m’en rends pas bien compte, il m’arrive de signer « déléguée adjointe » dans les mails.

Mais vous êtes désormais à votre place ?

Oui. C’est ma place, je n’ai pas honte de le dire. C’est une belle année.

Avec beaucoup de travail, mais aussi un voyage ?

Oui, je viens de passer trois semaines et demie en Thaïlande. C’est un endroit incroyable que j’adore. Je continuerai à y aller un ou deux mois par an dans les périodes creuses.

Vous êtes quelqu’un d’assez nature, non ?

C’est vrai, je me maquille très peu, lorsque je sors je ne suis pas forcément la plus apprêtée, je vais au CrossFit, je suis souvent en legging ou en short de sport, mais je peux passer des baskets aux talons et robes de soirée. Nature, mais déterminée.

Comment s’est passée la préparation de l’élection du 14 juin ?

Nous avons beaucoup répété, tous les week-ends. En plus des sorties en Alsace et d’un défilé de mode, les filles ont assisté à pas mal d’évènements pour se faire connaître, car les votes SMS ont été ouverts ce lundi, une semaine avant l’élection. Les visuels sont sur les réseaux jusqu’au 14 juin.

Et les gens peuvent voter par SMS comme d’habitude ?

Oui, au 71515 (0,99 € le SMS), en ajoutant le numéro de la miss que l’on souhaite soutenir, avec le mot Alsace, par exemple : Alsace 1 ou Alsace 7, etc. (Voir page 8). Samedi, celle qui terminera première des votes SMS sera directement qualifiée dans le Top 5. Ensuite, le public du Royal Palace votera pour 4 autres filles. Le Top 5 sera départagé par le jury. Melissa Hernandez, responsable des partenariats, représentera la société Miss France lors de l’élection dans le jury.

Les Miss Alsace précédentes seront présentes ?

Oui, une dizaine d’entre elles. Mon objectif est de les fédérer, de fédérer la famille Miss Alsace, ce que l’on avait un petit peu oublié ces dernières années. C’est une demande du Président du Comité.

Miss Alsace peut-elle devenir Miss France ? Avons-nous le potentiel cette année ?

Nous avons quelques très beaux potentiels, mais c’est très dur à imaginer, parce que l’élection Miss France dépend tellement de critères qui changent chaque année. Il n’y a plus de profils types. La couronne, c’est très dur à estimer, mais c’est le seul objectif que l’on vise, le deuxième week-end de décembre, on ne sera pas là que pour participer…

Vous avez des projets pour l’avenir de la délégation ?

Oui, j’aimerais que l’on organise des élections locales, soit Haut-Rhin et Bas-Rhin, soit dans les grandes villes comme Mulhouse, Colmar, Strasbourg et Haguenau, ce qui est un peu plus ambitieux. En 2027, il y aura des élections préqualificatives.

Pour vous, que représente un concours de Miss en France d’aujourd’hui ?

C’est un bon moyen pour faire passer des messages. L’élection de Miss France n’est plus seulement un concours de beauté, on regarde aussi comment elles sont à l’intérieur, même si les gens ont encore du mal à l’entendre, ce n’est pas forcément la plus belle qui gagne.

C’est quoi votre rêve le plus dingue dans la vie ?

Qu’une Miss Alsace gagne Miss France. Il faudra bien que cela m’arrive.

Découvrez les 12 candidates pour l’élection Miss Alsace 2026

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