lundi 27 avril 2026
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Robin Clauss – Un souffle neuf

À 34 ans, Robin Clauss est le nouveau maire d’Obernai, une ville à laquelle il est profondément attaché et où il a grandi. Ce nouveau rôle, pour celui qui a été conseiller municipal, puis adjoint et qui est toujours conseiller d’Alsace, s’inscrit dans la continuité d’un engagement local précoce. Porté par son travail quotidien depuis plus d’une dizaine d’années, par une équipe impliquée et un programme bien ficelé, le nouveau maire entend impulser une nouvelle dynamique à Obernai.

Quel est votre lien avec Obernai ?

Je suis Obernois depuis toujours, j’y suis né et j’y ai grandi. Ma famille a toujours été très impliquée dans la vie de la commune. Mes grands-parents, ma tante et mes parents y étaient commerçants. Ma mère a longtemps été investie dans le bureau d’une association sportive. Avec mes sœurs, nous avons fréquenté diverses associations durant notre jeunesse.

En 2014, vous êtes devenu conseiller municipal, alors que vous n’aviez que 22 ans. C’est rare !

Et ça ne devrait pas. L’âge ne devrait pas être un frein. Il faut laisser de la place à notre jeunesse. Elle a l’énergie, l’envie, la motivation. C’est une manière de lui donner une place dans la société, de la mettre face aux responsabilités tout en lui donnant des moyens d’agir. J’étais le benjamin de l’équipe de Monsieur Fischer en 2014, et je l’étais toujours en 2020. Trop longtemps, le conseil municipal n’a pas forcément bien représenté l’ensemble des habitants. Avec l’équipe qui m’entoure aujourd’hui, nous souhaitons représenter tout le monde, peu importe l’âge ou le lieu d’habitation. D’ailleurs, le benjamin de notre liste a eu 18 ans en février, un mois seulement avant les élections.

En 2021, vous êtes devenu conseiller d’Alsace à la Collectivité européenne d’Alsace (CeA), alors que vous étiez déjà adjoint au maire d’Obernai chargé des finances, du budget et de l’organisation générale. Ainsi, comment votre rôle de maire servira celui de conseiller d’Alsace, et inversement ?

Ces rôles sont complémentaires. Le conseiller d’Alsace et le maire travaillent sur des sujets communs : les pompiers, l’entretien des routes, les attributions sociales, etc. Ce sont deux rôles qui permettent d’avoir une vision globale et de prendre des décisions plus rapidement.

À l’annonce de votre candidature à la mairie, le divorce avec Bernard Fischer, alors maire d’Obernai, a vite été consommé. Comment l’avez-vous vécu ?

J’ai osé exprimer une opinion divergente et ça n’a pas été accepté, ni même écouté, d’où la scission en deux listes. Monsieur Fischer a fait un choix clair, qu’il a porté tout au long de la campagne, en soutenant mon opposante Madame Suhr. Cette élection et son résultat final prouvent bien que les Obernois, mais aussi les Français de manière générale, apprécient de moins en moins les consignes de vote dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas. Ainsi, nous nous sommes concentrés sur la campagne à venir. Je me souviendrai toujours du cran qu’il a fallu à mon équipe pour croire au projet que je leur ai présenté il y a un an. Ils y ont cru. Ils ont vu qu’il y avait une opportunité de faire bouger les choses, de changer Obernai. Je la remercie encore une fois. Notre campagne a été très active sur le terrain, avec un grand nombre de réunions publiques et un « porte à porte » efficace. Je n’aurais pas pu faire tout ce que j’ai fait sans eux.

Être maire, c’est la satisfaction de contribuer à l’intérêt général

Durant votre campagne, les soutiens ont été nombreux, et ils vous ont mené à la victoire…

En effet, aussi bien officiels qu’officieux : du président Frédéric Bierry, de ma binôme Nathalie Kaltenbach, de commerçants, de présidents d’associations… Un grand nombre d’élus du secteur attendaient et espéraient un peu plus d’ouverture avec Obernai. Cette victoire, c’est surtout la rançon du travail effectué en tant que conseiller d’Alsace et d’adjoint au maire. Les interlocuteurs ont vu que j’avais été à leurs côtés, et dans la durée. Je ne suis pas arrivé six mois avant l’élection, sorti d’un chapeau. Je suis impliqué depuis 2014, je n’ai jamais flanché, lâché ou faibli. Si l’on souhaite redonner le goût démocratique aux citoyens, il vaudrait mieux donner des exemples en étant présent de manière intensive sur le terrain, plutôt qu’en faisant des manigances. Deux piliers expliquent cette victoire : la personne que je suis et le travail effectué pendant des années, mais aussi le travail et l’implication sans faille de toute l’équipe. C’est une belle victoire collective derrière un projet ambitieux pour Obernai.

Que représente le rôle de maire à vos yeux ?

Le rôle de maire ne peut pas être pleinement porté sans la passion de l’autre. En tant que maire, il faut avoir de l’empathie et aimer son prochain. C’est un rôle à vivre passionnément. Être maire, c’est la satisfaction de contribuer à l’intérêt général. C’est ce qui me motive.

Vous venez d’être élu. Quelles sont vos priorités ?

Depuis l’élection, nous gérons les sujets d’actualité, comme les prochains événements (Pisteurs d’étoiles, le Trail Alsace by UTMB, la Fête de la musique, les Estivales). En parallèle de se concentrer sur les urgences, nous avançons sur d’autres projets : le rétablissement de l’éclairage public de nuit dans certains quartiers, l’amélioration de l’aménagement lié à la sécurité routière hors centre-ville, la construction d’une salle sportive, la végétalisation de la place du Marché, la réorganisation du parking des Remparts, etc. Nous tiendrons aussi compte des retours qui nous ont été faits à travers la consultation citoyenne, pour la conservation des commerces en centre-ville, pour le logement et pour la sécurité. Concernant le commerce, nous nous sommes fixé comme objectif de faire revenir le marché au centre-ville dès septembre. Nous sommes en train d’étudier les futures zones qui pourraient l’accueillir.

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