Depuis sa fondation, Myfood cultive une idée : permettre à chacun de produire ses propres fruits et légumes, même sans avoir la main verte. Pour y parvenir, l’entreprise a imaginé des serres bioclimatiques innovantes associant aquaponie, permaculture, récupération d’eau et technologies connectées. Selon la taille de la serre, les installations peuvent offrir jusqu’à 400 kilogrammes de récoltes annuelles. Au fil des années, Myfood a pris de l’ampleur : « En 2023, nous avons passé le cap du millier de serres déployées », souligne Matthieu Urban, cofondateur et PDG de Myfood. « Aujourd’hui, nous avons franchi les 1 500 installations, et ce dans sept pays », ajoute-t-il. En 2025, Myfood a enregistré un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros.

Grandir en communauté
Face aux défis du pouvoir d’achat, aux aléas climatiques et à l’envie croissante de mieux maîtriser son alimentation, Myfood poursuit le développement de ses serres :
« Les équipements internes évoluent, avec notamment des dispositifs de chauffage intérieur, d’éclairage, d’ombrage et de brumisation. Le système de connectivité des fonctions intelligentes a aussi été revu. Nous travaillons notamment à rendre nos produits plus accessibles ». De plus, les produits Myfood sont complexes à produire. Les besoins en capitaux sont importants. Pour soutenir cette nouvelle phase, Myfood a préféré lancer une opération de « crowdequity », plutôt que d’effectuer une nouvelle levée de fonds.
Ainsi, l’entreprise ouvre son capital. Les particuliers peuvent participer à hauteur de 70 €, tandis que les investisseurs privés peuvent s’engager à partir de 100 000 € : « Ce projet vise notamment à financer trois années de développement, avec pour ambition d’amener progressivement l’entreprise vers l’autofinancement complet », conclut Matthieu Urban.


