En tant que rapporteur du titre II du projet de loi « résilience et cyber », le député Vincent Thiébaut sera au cœur des débats consacrés à la transposition de la directive européenne NIS2, qui doit permettre aux États membres de l’Union européenne de renforcer leur coopération en matière de gestion de crise « cyber ». Le texte marquera notamment un changement d’échelle. Le nombre d’entités concernées passera d’environ 500 à près de
15 000, et le nombre de secteurs d’activité de 6 à 18. Entreprises, administrations, collectivités et hôpitaux en feront partie. Le projet de loi prévoit notamment un socle commun d’exigences de sécurité, une meilleure notification des incidents et un renforcement des moyens de supervision de l’État.
Protéger sans alourdir
Pour Vincent Thiébaut, cette évolution doit avant tout renforcer la confiance. Le projet de loi prévoit ainsi un accompagnement des acteurs publics et privés, notamment grâce à la formation, à la prévention et à des dispositifs de soutien technique et financier. Les collectivités seront pleinement intégrées à cette dynamique, avec des mesures destinées à renforcer leurs capacités tout en tenant compte de leurs ressources. Le rapporteur souhaite désormais mener ce travail dans un esprit de dialogue avec les parlementaires, les autorités compétentes, les professionnels et la société civile. L’objectif : construire une cybersécurité plus solide, sans faire de la norme une contrainte supplémentaire, mais un véritable levier de confiance, de souveraineté et de protection pour tous.


