mercredi 28 octobre 2026
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Le Domaine du Moulin, vingt ans d’histoire familiale et de nouvelles ambitions

À Ensisheim, le Domaine du Moulin célèbre vingt années d’une aventure où l’esprit de famille se conjugue à l’audace entrepreneuriale.

En 2006, Edmond Landwerlin, son épouse Céline et sa cousine Mélanie choisissent de donner une nouvelle vie à une ancienne maison de meunier. Deux décennies plus tard, cette adresse devenue incontournable dans le paysage hôtelier alsacien réunit un hôtel-spa quatre étoiles de 69 chambres, le restaurant La Villa du Meunier et 85 collaborateurs. Une réussite patiemment construite, au fil des années, des rencontres et des générations.

Une histoire de famille et de transmission

L’hôtellerie-restauration coule dans les veines d’Edmond Landwerlin. À Baldersheim, ses parents tenaient Le Cheval Blanc, une maison transmise depuis trois générations. Plutôt que d’en reprendre les rênes, le jeune cuisinier choisit de tracer son propre chemin. À 25 ans, il jette son dévolu sur l’ancienne maison Haas, propriété de la commune d’Ensisheim, et imagine un lieu où la gastronomie, l’hospitalité et le bien-être pourraient s’épanouir ensemble. Les premières années sont celles des grands chantiers : la demeure retrouve son éclat, La Villa du Meunier ouvre ses portes, puis un hôtel voit le jour.

La nouvelle salle de restaurant. / ©lukam

Les aménagements se succèdent, les espaces s’enrichissent, le confort s’affine et l’établissement conquiert sa quatrième étoile. Cette aventure porte aussi l’empreinte de ceux qui l’ont accompagnée. Céline, Mélanie et Edmond forment un trio complémentaire, uni par une même vision de l’accueil. Autour d’eux grandissent Sarah et Eva, les filles de Mélanie, ainsi qu’Émilie, Camille et Léon, les enfants d’Edmond et Céline. Chacun découvre, à son rythme, les coulisses de cette maison qui fait partie de leur histoire. Une filiation à laquelle Edmond demeure profondément attaché, lui qui garde le souvenir de son père, cuisinier et Maître restaurateur, avec lequel il partageait autrefois un café au coin du piano, quelques recettes et de précieux conseils. Une présence dont l’héritage continue de nourrir sa manière d’exercer le métier.

Le foie gras. / ©lukam

La Forêt des Sens, un nouveau chapitre à 25 millions d’euros

Car derrière le chef d’entreprise demeure avant tout un homme de cuisine. Chaque jour, Edmond Landwerlin retrouve ses fourneaux aux côtés de Johan Bettlé, arrivé comme commis il y a près de vingt ans. À La Villa du Meunier, sa partition gastronomique célèbre les saisons, les produits et les traditions, avec cette générosité qui caractérise les belles tables familiales. Le gibier occupe une place de choix, le foie gras traverse les années comme une signature, tandis que le ris de veau se pare de truffe en hiver ou rencontre une bolognaise de homard. Une cuisine de conviction, portée par la constance des gestes et la complicité d’une brigade fidèle. L’histoire aurait pu s’écrire au rythme paisible d’une maison arrivée à maturité. Mais la famille Landwerlin cultive toujours le goût des projets. L’acquisition de l’ancienne crèche, située à l’arrière de la propriété, ouvre aujourd’hui la voie à une transformation majeure, portée par 25 millions d’euros d’investissement.

Une chambre. / ©lukam

Une vingtaine de chambres viendront compléter l’offre hôtelière, tandis qu’un nouvel univers de bien-être intérieur et extérieur de 2 500 m2 prendra forme sous le nom évocateur de La Forêt des Sens. Inspiré par la nature, ce futur parcours immersif promet une succession d’expériences sensorielles, de saunas aux atmosphères variées et d’espaces invitant au lâcher-prise. Encore en phase d’études, ce développement devrait entrer en chantier début 2028, avec une ouverture envisagée fin 2029 ou début 2030. Son implantation au cœur d’un environnement urbain protégé implique une collaboration avec les Bâtiments de France, afin d’inscrire cette nouvelle architecture dans l’histoire du lieu.

Vingt ans après ses premiers pas d’entrepreneur, Edmond Landwerlin conserve cet enthousiasme qui l’avait poussé, à seulement 25 ans, à imaginer sa propre maison. Le temps a donné de l’ampleur à ses ambitions, sans altérer l’essentiel : le plaisir de recevoir, la transmission d’un savoir-faire et cette volonté de faire vivre, ensemble, une belle histoire alsacienne. Avec, toujours, l’envie de poursuivre l’aventure.

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