Portée par la volonté de protéger les enfants du cyberharcèlement, de la pornographie ou encore de l’addiction aux écrans, la Commission européenne, portée par sa présidente Ursula von der Leyen, avance vers une solution concrète : une application de vérification de l’âge. Annoncée comme techniquement prête, elle s’appelle EU Digital Identity Wallet et devrait bientôt être accessible pour tous. Pensée comme un portefeuille numérique, elle permettra de prouver son âge, sans révéler son identité complète pour autant, afin de respecter les standards de confidentialité en vigueur. Cependant, rien n’est fait. Le début est ouvert. Les implications techniques et éthiques questionnent.
La France, en première ligne
Dans l’Hexagone, le débat a d’ores et déjà trouvé un écho sur les bancs de l’Assemblée, et même du Sénat. Ces derniers mois, le gouvernement a répété à plusieurs reprises son intention d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cependant, le cadre législatif évolue vers une approche plus nuancée : seuls les services jugés potentiellement nocifs seraient concernés, tandis que d’autres resteraient accessibles avec un accord parental encadré. En parallèle, les autorités françaises multiplient les échanges avec leurs homologues européens pour aligner les dispositifs et maintenir une pression politique sur le sujet. Même si l’objectif de ces débats est louable, l’application reste plus compliquée à mettre en œuvre.


