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dimanche 25 février 2024
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Il y a 10 et 20 ans, elles devenaient Miss Alsace

Laetitia Bléger a toujours 20 ans

Elle est née un 10 avril à Colmar. Il y a 20 ans, le 11 décembre 2003 à Deauville, elle est devenue la 74e Miss France. Depuis, elle mène une vie de passions et d’aventures.

Laetitia Bléger ©DR
Pensez-vous encore au 11 décembre 2003 ?

Laetitia Bléger : C’est clair que je ne vis pas dans le passé, je ne suis pas quelqu’un de nostalgique, cela m’arrive, mais c’était une seule année dans la vie. C’est un énorme tremplin, une énorme médiatisation sur le moment et je suis très reconnaissante, car cela m’a ouvert tellement de portes, mais 20 ans plus tard, j’ai porté plus de baskets que de talons aiguilles.

Vous allez fêter cela ?

Laetitia Bléger : Je ne sais pas, je serai peut-être invitée par le comité. Et je ferai un petit post sur Instagram.


Laura Strubel : « Toutes les filles tombent le masque »

Elle est pianiste professionnelle et en dehors des scènes musicales de la région (*), Laura Strubel a aussi foulé les podiums des Miss : son écharpe Miss Alsace 2013 est rangée, mais elle a rouvert son tiroir pour partager son expérience, humaine avant tout.

Miss Alsace 2013, Laura Strubel. ©dr
Il y a dix ans au Parc des expos de Colmar, vous étiez élue Miss Alsace. Quel souvenir en gardez-vous ?

Laura Strubel : C’était super impressionnant, intimidant au micro—on n’avait pas de cours d’éloquence comme maintenant—et j’en retiens l’importance du soutien. Pour les votes, il fallait ramener du monde, et 80 personnes m’avaient suivie, ma famille, mes amis, mes élèves de piano ! Il y avait une ambiance de dingue, des banderoles, ils criaient mon nom et de voir tous ces gens réunis, j’ai pleuré du début à la fin. À l’annonce du résultat, c’était l’apothéose, un des plus beaux jours de ma vie.

Ensuite, dans l’aventure Miss France, qu’est-ce qui vous a le plus marquée ?

Laura Strubel : Le meilleur souvenir pour moi, c’est l’entente avec les autres filles. Pourtant « 33 filles, une couronne », ça pourrait être le titre d’un film où ça se crêpe le chignon, mais en fait pas du tout ! On part un mois, on doit être irréprochables, on est observées en continu, et la première sélection se base sur ce mois… Le rythme est intense, représentations, shootings photo, répétitions. C’est très fatigant et au bout d’un moment, toutes les filles tombent le masque, on a besoin de quelqu’un sur qui se reposer et le soutien vient des autres filles. On a encore un groupe WhatsApp de cette époque, et je suis restée proche de Miss Bourgogne, Marie. Sur la soirée d’élection à Dijon, je m’étais dit heureusement que c’est un Zénith, comme mes proches me manquent, je ne les repérerai pas parce que je ne veux pas pleurer à la télé ! Sauf que mon père est très grand, et quand je suis arrivée sur scène, je l’ai vu au milieu de 5000 personnes ! (rires)

Vous avez fini huitième et gagné le Prix de la culture générale, qu’est-ce que cela a changé dans votre vie ?

Laura Strubel : La meilleure chose que ça m’ait apporté, c’est encore le côté humain et mes deux meilleures amies, l’une des candidates Miss Alsace, Marion, et la gagnante l’année suivante, Alyssa. Par la suite, on m’a rappelée pour certains événements, j’ai fait un peu de mannequinat, puis ça s’est essoufflé. Ça m’a permis d’agrandir mon réseau, dans un premier temps parce que j’étais miss et pianiste, et par la suite, parce que j’étais pianiste. Je suis fière de voir où j’en suis arrivée dans mon métier.

Allez-vous regarder (et critiquer) l’élection à la télé le 16 décembre ?

Laura Strubel : Oui, c’est un rituel tous les ans avec Marion et Alyssa, on fait des pronostics et on mange des knacks ! Ça montre que les miss mangent quand même, et
local ! (rires) Là où on a l’impression d’avoir pris un coup de vieux, c’est que les filles qui se présentent sont déjà des influenceuses, elles ont une communauté. Tant mieux pour elles, ce sont les nouveaux métiers, mais à mon époque, elles sortaient d’un village, faisaient Miss France et devenaient des femmes. Aujourd’hui, elles sont habituées à se montrer, on a un peu perdu d’innocence et de fraîcheur…

(*) En concert le 8 décembre avec Pascal Vecca à Oberhoffen, le 15 décembre avec Marikala à Riquewihr, et en 2024 pour le spectacle sur Maurane avec Christel Kern.

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