mardi 20 octobre 2026
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Illkirch-Graffenstaden. Vetis habille la solidarité

Depuis 1994, l’association Vetis conjugue réemploi textile et insertion professionnelle. Du ramassage des dons à la vente en boutique, chaque vêtement suit un parcours qui donne du sens à la solidarité. Maxi Flash s’est immiscé dans ce système bien rodé.

Installée à Illkirch-Graffenstaden depuis 2022, l’association est spécialisée dans la collecte dite « TLC », pour textiles, linges de maison et chaussures. Dans toute l’Eurométropole, Vetis a fait installer 74 conteneurs. Les particuliers peuvent y déposer les textiles correspondants et ces derniers sont prélevés chaque semaine par des logisticiens, équipés de trois camions : « Nous réceptionnons aussi un flux important via des partenaires, comme Caritas ou les déchetteries de la CAH », explique Marie-Claude Rinck-Arbogast, investie depuis cinq ans dans l’association.

Le tout est déposé au siège, à Illkirch-Graffenstaden, où les habits sont pré-triés : « 15 à 20 tonnes d’habits sont récoltées chaque semaine ». Après cette étape, les textiles passent par un dernier tri et terminent leur course en boutiques : « Vetis dispose de cinq magasins : Illkirch-Graffenstaden, collé à l’entrepôt, Koenigshoffen, Strasbourg Centre, Schiltigheim et Bischwiller, dont je suis la responsable ». En plus des boutiques, Vetis dispose également d’un service de couture, capable de réparer, de faire des retouches ou des ajouts, et même de créer des textiles de toute pièce. Bon à savoir : les clients peuvent bénéficier du Bonus réparation, mis en place par l’État.

Après le pré-tri, les habits sont triés par types. / ©ld

Une association, pour l’insertion

Vetis est avant tout un chantier d’insertion. Une douzaine de salariés permanents s’occupent de la gestion globale : RH, direction, boutiques et logistique. « La collecte, le tri et la vente sont réalisés par une cinquantaine de salariés en contrat à durée déterminée d’insertion. Ces personnes, qui ont souvent été éloignées de l’emploi pour des raisons diverses, ont la possibilité de se former par le travail, pendant deux ans, afin de déboucher sur une situation stable ».

Si certaines sont francophones, d’autres ne le sont pas : « Chaque lundi ou vendredi pendant trois heures, nous leur permettons de bénéficier de cours de Français Langue étrangère (FLE) ». Vetis vient aussi en aide aux femmes qui vivent ou ont vécu dans la rue avec le dispositif « PH », pour « premières heures » : « Nous leur réapprenons à reprendre un rythme de vie, à travailler », conclut Marie-Claude.

Les dates à retenir

À partir du 27 novembre, Vetis sera présent au Marché OFF de Strasbourg, place Grimmeissen. Le 28 novembre, l’association participera également à la quatrième édition de la Braderie des collecteurs à l’église Saint-Pierre-le-Vieux de Strasbourg.

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