samedi 10 janvier 2026
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Électrique. Alpine A390 : quand le bleu de Dieppe se met au vert électrique

Alpine élargit sa gamme avec l’A390, son premier SUV 100 % électrique de 400 à 470 ch. Mais avec plus de 2 100 kg sur la balance, peut-elle vraiment revendiquer l’héritage de légèreté cher à la marque dieppoise ?

Après l’A290, citadine électrique dérivée de la Renault 5, Alpine passe un cap avec l’A390, son tout premier SUV. Ce modèle marque un tournant stratégique pour la marque dieppoise qui, rappelons-le, abandonnera la commercialisation de l’A110 thermique en juillet 2026. Face à des rivaux de taille comme le Porsche Macan électrique (facturé environ 20 000 € de plus) ou l’Audi Q4 Sportback e-tron, cette Française de 4,65 m entend jouer dans la cour des SUV sportifs premium avec un argument de poids : un tarif d’attaque à 67 500 € pour 400 ch.

Une identité forte

Côté design, l’A390 affirme une identité bien à elle, même si la filiation avec l’A110 ne saute pas aux yeux contrairement à ce que clament les designers. Seuls le montant arrière, pouvant arborer le logo tricolore, et la lunette arrière courbée rappellent timidement le petit coupé. Pour le reste, Alpine a fait table rase : exit les projecteurs ronds et les feux en X de l’A290, place à une signature lumineuse inédite composée d’une multitude de triangles pour les feux de jour, encadrant des projecteurs ultrafins. La pièce maîtresse ? Cette spectaculaire lame traversant le capot de part en part, qui ne laisse personne indifférent.

©DR

À bord de l’A390, on retrouve un habitacle très proche de celui du Renault Scénic – peut-être trop – avec sa double dalle en L composée de deux écrans de 12 pouces. Heureusement, les matériaux font la différence : cuir, alcantara surpiqué et volant spécifique avec molette de régénération bleue et bouton boost rouge. L’équipement de série est généreux dès la version GT avec phares Matrix LED, sièges sport électriques chauffants, système audio Devialet 13 HP, pompe à chaleur et chargeur bidirectionnel. Le confort n’est pas en reste grâce aux suspensions à butées hydrauliques qui absorbent efficacement les imperfections, même chaussées de jantes 21 pouces.

L’art et la manière

Sous le plancher, une architecture à trois moteurs (un à l’avant, deux à l’arrière) délivre 400 ch et 661 Nm en version GT, ou 470 ch et 824 Nm en GTS. Le 0 à 100 km/h s’efface en 4,8 s (3,9 s pour la GTS), des chronos dignes d’une sportive. L’Active Torque Vectoring fait des merveilles en virage, conférant une agilité surprenante à ce mastodonte de 2 199 kg.

©DR

En revanche, la consommation reste un point noir : comptez 22,7 kWh/100 km sur autoroute et 27,5 kWh/100 km sur départementales dynamiques, soit une autonomie réelle d’environ 390 km, loin des 555 km annoncés. La recharge accepte 150 kW (190 kW sur GTS) permettant de passer de 15 à 80 % en 25 à 29 minutes.

La gamme démarre à 67 500 € pour la GT et grimpe à 78 000 € pour la GTS annoncée pour le 1er trimestre 2026. Face à un Porsche Macan électrique affiché 20 000 € plus cher, l’Alpine joue la carte du rapport prestations/prix, tout en arborant fièrement ses partenariats tricolores avec Michelin et Devialet.

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