vendredi 21 juin 2024
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Leïla Martin – La star alsacienne de la rentrée de septembre

Vous avez lancé votre blog il y a une décennie, vous avez publié plusieurs livres, et on en reparlera un peu plus tard, votre rentrée sera exceptionnelle, wie geht’s Leila ?

Ça va bien, dans un contexte difficile pour les entreprises. Dix ans de mon blog, ça se fête, et c’est un bon prétexte pour rassembler la communauté autour de cette aventure. Je travaille avec des marques, j’adore faire des ateliers culinaires, des team building pour les entreprises, des ateliers pour les particuliers et des évènements comme des afterworks. Je cherche un local à Illkirch pour développer tout ça. J’ai un projet de livre, mon quatrième qui arrive avec bientôt une campagne de financement participatif sur une thématique antigaspi.

Et puis, cette année vous êtes l’ambassadrice de l’Alsace !

Oui, je vais passer une semaine en Norvège pour l’Alsace fan week du 24 au 30 juin, avec l’association des Alsaciens et amis de l’Alsace, autour de l’Alsace fan day comme tous les ans, et cette année je suis la marraine. L’idée est de faire des menus à quatre mains avec des chefs sur place. Je suis très heureuse, cela sera une belle aventure avec de belles rencontres.

Pour le 1er avril, vous avez bluffé tout le monde, et moi le premier, on a cru à votre canular, vous pouvez nous raconter ?

L’année dernière, j’avais fait des fleischschnacka de pâté pour chat, l’année d’avant j’avais créé une page Je vais vous affamer et j’avais dit que j’en avais marre de manger ; chaque année je fais un truc. Avec mon équipe, on s’est dit qu’on allait faire croire que je participais à une nouvelle émission de France 2 qui s’appelle Région en scène et que les candidats devaient choisir leur support pour vendre leur région, que j’avais décidé de chanter. J’ai fait un clip sur Viens je t’emmène de France Gall, ça donnait : « Toi qui as posé les yeux sur moi, toi qui me dis qu’il faut que je perde du poids, viens je t’emmène en Alsace boire un schlouk de kirsch, manger des bredele, etc. » Tout le monde y a cru, c’était hallucinant. C’est quand même surréaliste que les gens ne se soient pas aperçus du canular, un 1er avril. Après, il y a eu des gens qui ont été déçus que ce ne soit pas vrai, mais deux jours après ça, je me suis fait caster par une grande chaîne nationale pour participer à une émission, et cette fois c’était vrai, il y a même de grands noms de la gastronomie française et des médias qui y participent. C’est dingue, car c’est exactement la même chose que ce qui était sorti de mon imaginaire. Dans cette émission, le but est d’aller chercher la meilleure recette de France et les régions sont en compétition. C’est un truc de fou, j’ai cru que j’étais prise à mon propre jeu, j’ai laissé traîner le truc, je me disais que je n’avais pas le temps, mais mon équipe m’a encouragée à participer. Les enregistrements ont commencé et la diffusion est prévue pour la rentrée, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

En parlant de télé, on ne vous voit plus sur France 3 Alsace !

Non, j’ai été éjectée du jour au lendemain. C’est moi qui portais la chronique, mais lorsqu’ils ont changé de formule, ils ont aussi changé d’animateur. L’histoire s’est arrêtée comme ça, après cinq ans de bons et loyaux services.

Vous venez d’avoir 50 ans, que vous a appris la vie ?

C’est une énorme question. Je parlerais plutôt de ma grande fierté, et c’est d’avoir emmené avec moi depuis mes débuts une communauté, des gens qui suivent mes aventures dans la bienveillance. 99 % de ce qu’ils me renvoient, ce sont des remerciements, de la joie, et c’est incroyable. Je reçois tous les jours des mails de gens qui prennent le temps, qui me disent que je leur fais du bien, ils testent mes recettes et ça les rend heureux. Alors, même dans les moments difficiles de ma vie, j’essaye de maintenir ce cap de partage et de générosité, et de joie, parce que c’est ça que j’essaye de transmettre, pour moi c’est hyper important.

Cela revient dans vos livres !

Oui, toujours, c’est la cuisine que je défends, une cuisine joyeuse, sans complexe, qui ne se prend pas la tête. Ça, c’est ma fierté. L’idée est de s’amuser et, j’espère, de transmettre cette bonne humeur. La cuisine est un bon vecteur, parce que c’est quelque chose que l’on fait tous les jours si on veut se nourrir correctement. J’adore ça, parce qu’au-delà du fait de manger, c’est vraiment du lien, du partage. Ce n’est pas seulement nourrir son corps, ce sont des émotions et on peut raconter plein de choses à travers une recette. Moi, j’ai déjà pleuré d’émotion tellement j’ai trouvé un plat magnifique. Je ressens ces émotions à chaque fois dans un restaurant à la Petite France à Strasbourg, chez Umami, l’un de mes préférés.

Dans une interview accordée à Maxi Flash, il y a cinq ans, vous avez déclaré que, par la gastronomie, vous êtes très Alsacienne, c’est encore le cas ?

Oui, je me sens très Alsacienne, toujours plus. Je me rends compte que je suis devenue chauvine. Pour moi, l’Alsace est clairement la région de France la plus riche, la plus complète au niveau gastronomique, pour la tradition et le terroir, c’est assez incroyable et unique.

Dans le monde d’aujourd’hui, comment vous sentez-vous ?

On avait imaginé que l’on sortirait plus fort de la pandémie du covid, mais en fait c’est l’individualisme qui a repris le dessus, les relations se sont tendues, il y a plus de méfiance, de défiance, on est un peu sur les dents, très sincèrement je n’aime pas ce climat, j’ai envie d’autres choses dans les rapports humains. J’espère et je crois que ça peut changer.

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