lundi 15 juillet 2024
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Gertwiller – Le pain d’épices Lips, 200 ans d’histoire

À Gertwiller, le pain d’épices, c’est toute une histoire. En 1900, une dizaine de fabricants étaient actifs dans le village. Lips est l’un d’entre eux. Depuis l’ouverture de l’atelier au début du XIXe siècle, des familles se sont succédé et ont perpétué cette tradition sans interruption.

En traversant le vieux centre de Gertwiller, une bâtisse attire les regards plus que les autres, celle de la Maison du pain d’épices Lips. Elle se démarque grâce à ses nombreuses décorations et peintures sur sa façade. Construite en 1756, elle servait autrefois de bâtiment administratif. Ce n’est que cinquante ans plus tard qu’un pain d’épicier du nom de Silbereis en fait l’acquisition.

Le bâtiment historique, au centre de Gertwiller / ©dr

Il y installe son atelier et y vend ses premiers produits. En 1977, Michel Habsiger, un habitant du village qui baignait dans le pain d’épices depuis son enfance, a repris le flambeau d’Alfred Lips. Ce dernier, pendant presque un an, lui a transmis les recettes et les procédés de fabrication qui font toujours la réputation de l’entreprise : « Nous produisons nos pains d’épices selon d’anciennes recettes traditionnelles transmises de génération en génération par les différents artisans qui se sont succédé pendant 200 ans dans notre maison », explique l’entreprise.
La composition et les méthodes de fabrication sont restées inchangées depuis le début. Tous les jours, une dizaine de personnes, dont cinq issues de la famille, s’attelle à la conception des produits Lips.

Le pain d’épices fait son musée

Depuis 1996, le bâtiment historique de Lips, qui abrite déjà l’atelier et un magasin de vente, accueille également le Musée du pain d’épices et des arts populaires alsaciens. Ce lieu, c’est le fruit de cinquante ans de collection de Michel Habsiger. Sur plus de 350 m², plus de
10 000 objets sont exposés. Ils racontent forcément l’histoire du pain d’épices, mais aussi de l’Alsace rurale d’autrefois. Les visiteurs, près de 40 000 curieux chaque année, y retrouvent des moules à gâteaux, des ustensiles, de l’ameublement du XVIIIe siècle et même des outils agraires.

Léo Doré

L’info en plus

Les emporte-pièces n’ont pas changé depuis le XIXe siècle.

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