lundi 30 mars 2026
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Laurent Furst – Confiance renouvelée

Figure bien connue de la vie publique alsacienne, Laurent Furst vient d’être réélu maire de Molsheim, et ce dès le premier tour, faute d’opposition. Pour celui qui affirme que « le mandat de maire est une perle de la République », cette nouvelle victoire prolonge une histoire politique étroitement liée à Molsheim et à ses habitants depuis plus de trente ans. Après cinq mandats marqués par des projets structurants majeurs, l’édile entend mener un sixième plus ordinaire, concentré sur d’autres enjeux. Laurent Furst a confié quelques-uns des axes structurants à venir à Maxi Flash, au lendemain de l’installation de son conseil municipal.

À Molsheim, que traduit ce taux de participation ?

Nous avons enregistré 47,7 % de participation. Près d’un électeur sur deux s’est déplacé alors qu’il n’y avait qu’une liste. La nôtre a obtenu 43,3 % des voix des inscrits – sans compter les votes nuls ou blancs -, soit 12 % de plus qu’il y a six ans. C’est une progression étonnante et un soutien massif de la part de nos concitoyens.

En tant qu’homme politique, avide de défis, auriez-vous préféré avoir une opposition, comme c’était le cas en 2020 ?

Dresser une liste dans une commune de plus de 9 000 habitants, par les temps qui courent, en France, où il y a beaucoup de règles, c’est extrêmement compliqué, et peut-être même trop compliqué. Moi-même, j’ai souligné à plusieurs reprises à mes concitoyens qu’élaborer une liste prenait beaucoup de temps et d’énergie. Mais est-ce que j’aurais préféré avoir des concurrents ? Non. Le fait qu’il n’y ait eu qu’une liste nous a apporté une certaine sérénité. S’il n’y a pas eu de concurrence lors de ces dernières élections, cela veut peut-être dire que la majorité de la population avait un œil favorable sur le travail effectué ces six dernières années.

Laurent Furst, en quatrième en partant de la gauche, et ses sept adjoints. / ©DR
Elles ont été mouvementées sous bien des aspects, du début à la fin. Comment l’avez-vous vécu ?

Mon cinquième mandat a commencé dans la difficulté. Dès le début, nous nous sommes battus pour faire fonctionner un centre de vaccination contre le covid, où nous avons fait vacciner 82 000 personnes, ce qui est tout à fait considérable. Grâce aux médecins et au personnel de la commune, tout s’est formidablement bien passé. Pendant six ans, nous avons vécu dans un pays et un monde chahutés, complexes, mais dans une grande sérénité au niveau local, tant au niveau de la ville qu’au niveau de la communauté de communes. Les chantiers ont été nombreux. Nous avons construit une nouvelle maison médicale, mais aussi une résidence séniore. Nous avons réaménagé le quartier Henri Meck et l’entrée sud de la ville avec la création de deux espaces verts importants. Nous avons porté de nombreux projets de voirie en faisant de l’infiltration fluviale. Nous avons baissé les émanations de carbone de la ville de 25 %. Portés par un conseil municipal de qualité, pétri de sagesse, nous avons pu dérouler un travail sans difficulté particulière.

Lors de la séance d’installation du conseil municipal, vous avez souligné que le temps des objectifs majeurs à Molsheim est terminé. Quels ont été ces grands projets ?

Au cours des nombreux mandats écoulés, nous avons eu plusieurs projets majeurs à mener à bien : un contournement routier, une liaison inter-quartier qui a fait grand bruit, la dénivellation du passage à niveau, l’aménagement et l’agrandissement de la zone d’activité économique, la construction d’un stadium de football, d’une maison des élèves, d’une maison multi-associative, etc. Les grands travaux ont été finalisés. Aujourd’hui, de nombreux enjeux, qui peuvent paraître moins au centre de la vie des Molshémiens, ont pris le dessus. Il y a encore des choses à faire.

À quoi s’attendre pour les années à venir ?

Nous allons construire un nouveau restaurant scolaire pour nos deux écoles primaires, mais aussi rénover ces dernières. Le projet est d’ores et déjà estimé à plus de 6 millions d’euros. Ensuite, la priorité sera donnée à l’entretien. Il faudra réhabiliter un quart de nos 48 kilomètres de voirie. De plus, nous avons 70 000 m2 de bâtiments à entretenir. Nous devons les moderniser et les mettre à niveau, afin de respecter l’objectif de réduire la consommation d’énergie de 60 % d’ici 2050. Il y a un gros travail à faire et de nombreux millions d’euros à dépenser pour atteindre ces objectifs.

Dans Maxi Flash, vous disiez rêver de devenir maire dans votre jeunesse. Après six mandats, est-ce que la fonction a évolué ?

Je répète souvent que j’ai eu la chance de connaître différents mandats publics. Cependant, le mandat de maire n’en est pas un comme les autres. C’est un mandat de la parole. Le maire est le seul élu qui incarne un territoire, une population, mais aussi un budget. Les concitoyens ont l’impression de donner au maire une mission de chef de famille. Ils donnent un peu plus que les clés de la commune. C’est un mandat important et structurant dans notre société, peu importe la taille de la commune. La fonction a changé à plusieurs niveaux. Les communes ont beaucoup moins de moyens au fil des années, mais toujours plus de responsabilités et d’attentes de la part de nos concitoyens. Nous avons l’obligation de survivre, d’avancer dans un magma réglementaire toujours plus dense. En tant que maire, si l’on souhaite durer, il faut régler les problèmes dès qu’ils apparaissent, pour ne pas les laisser grandir. Il ne faut pas lever le tapis et mettre la poussière en dessous.

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