lundi 16 mars 2026
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Nico Names – Un nouveau souffle

Après avoir fêté ses dix ans de scène au Zornhoff de Monswiller, Nico Names, un chanteur de schlager alsacien, vient d’entrer dans une nouvelle ère. Le jeune père de famille de 25 ans, qui a déjà procédé à une transformation physique impressionnante, s’apprête à donner une seconde vie à sa carrière musicale. Changement de maison de disques, renforcement de son image de marque, nouvel album référence en préparation… Les ingrédients sont réunis pour croire à un futur radieux. Retour sur le phénomène Nico Names, son histoire et ses aspirations.

Nicolas, comment est né Nico Names ?

Dans ma famille, il n’y a jamais eu de musiciens, mais seulement des mélomanes. Petit, je me souviens que mes grands-parents étaient scotchés sur les chaînes musicales de la télévision allemande. Presque en même temps, j’ai commencé l’apprentissage de l’accordéon, mais j’ai vite arrêté. Ces éléments ont dû favoriser mon entrée prématurée dans ce monde. J’ai été très vite attiré par la scène, mais mon cœur oscillait entre devenir humoriste ou chanteur. J’ai toujours aimé faire rire. En mars 2014, à seulement 13 ans, à l’occasion de la fête des aînés de Monswiller, j’ai pu fouler ma toute première scène. J’ai proposé une prestation partagée entre humour et chant, mais j’ai dû faire un choix :
celui de devenir chanteur.

Quand on décide de devenir chanteur, à quoi ressemblent les premières années ?

J’ai commencé à chanter, à droite, à gauche. Le bouche-à-oreille a fait son travail progressivement. J’ai profité des opportunités qui s’offraient à moi. J’ai pu enchaîner des premières parties de concerts de schlager. J’ai même participé à plusieurs plateaux. Ça a contribué à me faire mûrir. En 2017, j’ai fait la rencontre d’un producteur allemand travaillant pour MCP, une maison de disques autrichienne. Ainsi, grâce à elle, j’ai pu participer à l’émission Immer wieder Sonntags et sortir trois albums : Liebe oder Panik (2018), Hey Bonjour (2020) – que je n’ai pas pu défendre à sa juste valeur à cause de la crise sanitaire – et Mister Sweet (2022), le plus abouti de tous, selon moi. Très rapidement, j’ai commencé à être écouté en Alsace, mais aussi en Allemagne. Certains titres ont même été mis en avant sur Melodie TV. Ma musique a progressivement trouvé son public.

En 2017, vous avez fondé Seemann Media, votre propre entreprise. Qu’est-ce que vous proposez ?

À son lancement, elle me servait notamment à facturer mes concerts. Progressivement, je l’ai développée et je me suis spécialisé dans la production événementielle. En plus de l’organisation des concerts des autres, Seemann Media voit plus loin en organisant divers événements : le Nico Names Festival, le Monswiller du rire… Prochainement, l’entreprise organisera les venues de Natasha St-Pier et Julie Zenatti, pour des concerts dans des églises.

Un chanteur de schlager proche de ses fans. / ©Joa Studio Art
Pour vous, 2024 a été une grosse année !

En effet. J’ai d’abord sorti mon quatrième album, Meine schönsten Lieder, un best of de mes plus gros succès. Ensuite, en avril, j’ai fêté mes dix ans de carrière au Zornhoff de Monswiller, à la maison ! C’était un moment incroyable. Pour l’occasion, nous avions monté 250 mètres carrés de scène, en forme de « T », avec des écrans géants, de la pyrotechnie, etc. Selon les dires du gérant de la salle, il n’avait jamais accueilli un concert de cette envergure. C’était plein à craquer. C’était un vrai plaisir ! Enfin, en septembre, j’ai aussi sorti ma première et unique chanson française à ce jour, intitulée Mon Éternel, dédiée à ma fille, Hélène.

Après cette riche année 2024, vous ne vous êtes pas reposé sur vos lauriers pour autant…

En effet. Sur le plan personnel, j’ai entamé un gros travail sur ma personne. Tout a commencé avec une grosse perte de poids. J’ai perdu 50 kg. Pour mon image, je collabore avec Ott Fashion, pour toutes mes tenues de scène. C’est un partenariat qui me rend fier. Sur le plan musical et professionnel, j’ai quitté MCP et j’ai rejoint un des plus gros producteurs de schlager en Allemagne. Ensemble, depuis un an, nous travaillons sur un nouvel album. C’est le premier que je crée de A à Z : écriture, composition et interprétation. Le processus d’écriture est terminé et nous venons d’entrer dans la phase d’enregistrement. Nous prévoyons une sortie pour la fin d’année 2026. Cette nouvelle collaboration, c’est un véritable changement de catégorie. J’aimerais davantage m’inscrire dans un schlager moderne, grand public, adapté à tous les supports. Je souhaite être reconnu comme l’homme en noir appliqué, plus que l’ambianceur. Je veux incarner une certaine prestance, tout en restant très proche du public. L’humain est super important pour moi. J’aime les échanges sur scène, l’humour, et surtout le fait de rester humble et de garder, quoi qu’il arrive, les pieds sur terre. Même si ce n’est pas toujours l’image que l’on peut avoir de moi, je m’efforce chaque jour de travailler et de montrer qui je suis vraiment.

Cette nouvelle collaboration, c’est un véritable changement de catégorie

De quoi sera faite votre année 2026 ?

Le 22 mars à 16h, le Comité des fêtes de Monswiller organisera la troisième édition du Elsässer Schlagergala. En plus de chanter aux côtés de Romy Kirsch, Aline Spach, Tom Mathis, Pauline et Alain Wilt, je le présenterai. En juin, je monterai aussi sur la scène de la Fête des cerises de Westhoffen. Dans la foulée, je monterai encore sur la scène de la Foire aux vins de Colmar, pour la fameuse journée dédiée aux artistes alsaciens, et même au Paradis des Sources de Soultzmatt. C’est une année riche qui s’annonce !

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