Maxi Flash : La course à pied, c’est de famille ?
Gaston Rohmer : Peut-être un peu. Mon père était déjà très fort. Il a déjà réussi à boucler des courses de cinq kilomètres en 15 minutes. J’ai peut-être un peu hérité de sa génétique…
Et vous, comment avez-vous découvert la course à pied ?
Plus jeune, mes premiers sports ont été le basket-ball et la boxe. Cependant, j’appréciais simplement de m’entraîner, je ne voulais pas faire de combat. Mon coach, Steeve Valente, qui me voyait m’échauffer sur le tapis de course, a trouvé que j’avais une facilité pour courir. Il m’a conseillé de me tourner vers l’athlétisme. À 14 ans, en 2019, j’ai pris ma première licence au FR Obernai. J’étais coaché par William Rudloff. Pour ma première compétition, les cinq kilomètres des Foulées des quatre portes à Rosheim, j’ai terminé troisième en 16’34, derrière deux adultes. Je n’étais même pas spécialement bien entraîné.
Quels sont vos formats de course de prédilection ?
Sur route, je me suis spécialisé sur les cinq et dix kilomètres. En cross-country, je suis engagé en cross long. D’ailleurs, seulement deux ans après mes débuts, j’ai gagné le Championnat de France cadet en cross.
Des débuts prometteurs, donc. En 2024, vous avez rejoint Vendenheim Athlétisme, où vous êtes coaché par Jacky Loos. Quel est votre palmarès, seulement six ans après vos débuts ?
Je cumule douze médailles en championnat de France. Il y a deux ans, j’ai pu participer à mon premier championnat d’Europe en Belgique et à mon premier championnat du monde en Serbie. En octobre, j’ai bouclé les 10 kilomètres de Sélestat en 28’23, un record que j’ai voulu battre quelques mois plus tard, en janvier à Nice, sur la Prom’Classic. Je n’ai pas réussi en terminant en 28’28, mais j’ai remporté la course. C’est une de mes plus belles victoires jusqu’à maintenant. Récemment, lors des demi-finales du Championnat de France de cross à Sarrebourg, j’ai terminé premier chez les Espoirs et cinquième au scratch.
Quels sont vos objectifs ?
Toute la saison à venir et la suivante, je serai encore considéré comme espoir. Je souhaite rester constant, me rapprocher des 28 minutes sur 10 kilomètres et viser les podiums. Je suis toujours salarié dans l’entreprise de peinture de mon père. J’aimerais vivre de la course à pied, c’est mon objectif ultime. Je cherche des sponsors supplémentaires.


