jeudi 8 janvier 2026
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Alsace. L’éolienne du futur, selon Jean-Patrick Barboza

Jean-Patrick Barboza a 38 ans, il originaire du sud de la France mais installé en Alsace depuis de longues années où il déplace sa caravane là où il travaille. Il a créé Mistral, une éolienne d’un genre nouveau, compacte, légère et souple.

Jean-Patrick Barboza a grandi dans la nature. Avec les années, la volonté de la préserver ne l’a jamais quitté. Fasciné par les inventeurs, il a eu envie d’en devenir un, pour contribuer à l’effort écologique : « J’ai étudié l’électrotechnique, le dessin industriel et la gestion d’entreprise. En tant que salarié, j’ai toujours réfléchi à l’écologie, aux solutions de demain. Je me suis rendu compte que le domaine des éoliennes n’avait pas beaucoup été creusé, contrairement aux panneaux solaires, accessibles au grand public très facilement », explique Jean-Patrick.

C’est à la naissance de son fils, il y a huit ans, que le jeune inventeur alsacien a décidé de sauter le pas, d’inventer : « Lorsque je travaillais en usinage en Allemagne, j’en ai profité pour créer le premier prototype de mon éolienne, telle que je l’imaginais. Il s’agit plus d’une amélioration qu’une invention. Je lui ai donné le nom de Mistral ».

L’éolienne pratique

Pour concevoir Mistral, Jean-Patrick l’a pensé comme une Citroën 2 CV : simple, facile à réparer et durable. L’éolienne est entièrement constituée de métal. Contrairement aux modèles classiques, celle-ci est horizontale, à axe vertical : « Elle n’est pas composée d’un mât, mais elle est plate et superposable. Elle permet un véritable gain d’espace ».

Compacte, la Mistral fonctionne avec un vent très faible, mais peut aussi supporter des rafales élevées : « Les pales sont en taule, c’est une originalité. Elles sont inspirées des ailes d’oiseau où la partie osseuse reste près du corps, le reste devant être léger afin d’absorber efficacement la force du vent. Des cannelures ont été ajoutées sur la partie inférieure et sur le côté de chaque pale dans le but de permettre des mouvements plus fluides ».

Un générateur et un système de stockage d’énergie la complètent. De plus, Jean-Patrick a aussi été soucieux de limiter l’impact de son installation au sol : « Elle ne nécessite pas de socle en béton polluant. Elle peut simplement reposer sur quatre pieds, à l’image des pylônes électriques ». Après huit ans de développement et de nombreux échanges avec des acteurs du domaine, le projet avance trop doucement : « Institutions et associations sont intéressées, mais personne ne m’aide », déplore Jean-Patrick. « J’aimerais donner vie à un autre prototype, amélioré et simplifié, mais je ne trouve pas de financements. Je suis ouvert à la discussion », conclut-il.

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