jeudi 22 janvier 2026
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Constance Schaerer – Entretien avec la personnalité alsacienne de l’année

Elle est la personnalité préférée des lecteurs et des lectrices de Maxi Flash. La plus jeune Française au sommet de l’Everest de l’histoire devance Claudio Capéo, Robin Léon, Matt Pokora et Sébastien Loeb. Elle est heureuse de ce titre, surtout pour son association 7 sommets contre la maladie qui accompagne des enfants qui ont un parent atteint d’un cancer, ou qui comme elle ont perdu un parent à cause d’un cancer.

Constance, vous êtes élue personnalité alsacienne de l’année. Quelle est votre première réaction ?

Je suis ravie, c’est super flatteur, ça me fait plaisir de savoir que les Alsaciens sont là, derrière moi. Je suis très fière d’être alsacienne, vraiment très très fière. J’ai très envie de montrer ma reconnaissance après avoir reçu ce prix. J’avoue que c’est très impressionnant d’être devant tous ces noms et je trouve que c’est vraiment bien aussi parce que je suis une femme, et qu’il y a des hommes derrière moi. C’est important pour les femmes qu’il y ait des figures, des modèles. Mais je prends beaucoup de recul sur tout ça, en fait je crois que je ne réalise pas trop. Je ne cherche pas trop à réaliser vraiment, je vis ma vie au jour le jour. J’essaye de savourer chaque seconde.

Ce titre récompense une année complètement folle !

Oui, c’est sûr. Dès mon retour de l’Everest, j’ai été plongée dans un bain médiatique qui a duré presque un mois et demi. Après il y a eu le bouclage de mon livre Tu reposeras sur les plus hauts sommets du monde papa pendant deux mois et j’ai fait une trentaine de médias au mois d’octobre pour la promotion, plus toutes les opérations en novembre et décembre, j’ai fait des courses aussi. En ce début d’année, je commence à trouver le juste équilibre et ça fait du bien d’ailleurs parce que pour être tout à fait honnête depuis le retour de l’Everest, il y a eu des moments un peu difficiles.

C’était difficile de redescendre, dans tous les sens du terme ?

Oui, j’essaye de retrouver mon équilibre, qui est un petit peu différent de celui d’avant. Je rentre de vacances, ça m’a fait beaucoup de bien.

Qu’est-ce qui a le plus changé dans votre vie ?

Le regard des autres. Maintenant, je suis invitée partout, j’ai beaucoup de sollicitations. Avant j’en cherchais, maintenant j’en refuse. C’est vraiment un changement de dimension.

Pour l’Everest, comme pour les autres expéditions, il y avait toujours un cameraman avec vous, votre film sort bientôt ?

Oui, le 27 février à Strasbourg, ensuite Lyon et Paris, avec la grande salle du Grand Rex le 19 mars.

©DR
Vous avez 26 ans et tout l’avenir devant vous, que comptez-vous faire dans un proche avenir ?

Déjà, j’espère faire grandir mon association, on a tout pour réussir, on peut accueillir de nouvelles familles, on a des mécènes, de grosses entreprises qui nous soutiennent et beaucoup de personnes qui se mobilisent, ça, c’est une grosse partie de ma vie, et puis, il faut que je pense à organiser l’après sept sommets, il m’en reste trois, et les défis que je vais relever.

Avec tout ce que vous avez réalisé depuis quelques années, qu’avez-vous à dire à la petite fille de 9 ans que vous étiez lorsqu’elle a perdu son papa ?

Qu’elle peut être hyper fière de son évolution, de ce qu’elle a réussi à faire, mine de rien, ce sont de très gros projets avec de gros budgets. J’aurais pu abandonner mille fois, mais je n’ai jamais abandonné. Je lui dirais de croquer la vie à pleines dents, de profiter de chaque instant, de savourer, d’être connectée au monde, et présente auprès des gens qu’elle aime, et de continuer comme ça.

Je trouve que vous êtes un message d’espoir formidable dans le monde d’aujourd’hui…

Honnêtement, c’est vraiment ce que j’ai envie de transmettre, dans les médias et à ma communauté sur les réseaux, peu importe les difficultés que l’on a rencontrées, il y a des milliers de belles choses à vivre encore, la vie est tellement courte, si on se prend un mur, eh bien tant pis, on se relève et la prochaine fois ça marchera, mais parfois il ne faut pas trop réfléchir, on est une infime partie du monde. Quand on a côtoyé la mort autant que moi, on réalise aussi la beauté de la vie.

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